Choisir sa solution de signature électronique.
Niveaux de signature, usages et intégrations : comprendre ce qui change vraiment le choix.
Notre avis
Pour un document courant à faible enjeu, avec un signataire déjà identifié et des coordonnées confirmées, nous retenons la signature simple. Nous recommandons l’avancée si une contestation pourrait coûter cher ou si l’identité du signataire demande une vérification supplémentaire, avec contrôle de sa pièce d’identité dans ce dernier cas. Si ces deux difficultés se cumulent, envisagez la qualifiée pour cette personne.
Pourquoi
- La simple peut suffire dans les situations peu risquées. Elle n’est pas sans valeur parce qu’elle n’est pas qualifiée : il faut pouvoir établir qui a signé et dans quelles conditions.
- L’avancée doit notamment permettre d’identifier le signataire et de détecter une modification du document après signature. Demandez au prestataire comment il respecte ces exigences. Un code reçu par SMS ne suffit pas à connaître le niveau.
- La qualifiée bénéficie d’une présomption de fiabilité : sa fiabilité est supposée établie jusqu’à preuve contraire. Cela ne garantit pas que le contrat est valable sur tous les autres points.
- Le prix et le parcours d’identification varient selon le prestataire. Une signature plus exigeante n’est utile que si les personnes concernées peuvent aller au bout du parcours.
Ce qui change le choix
Une règle applicable au document ou une exigence de son destinataire passe avant nos recommandations. Si la qualifiée n’est pas imposée et que la personne ne peut pas l’utiliser, notre solution de repli est l’avancée avec vérification de sa pièce d’identité. La qualifiée peut aussi convenir à tous vos documents si vos signataires peuvent l’utiliser et qu’elle ne coûte pas plus cher que l’avancée.
Quatre vérifications pour choisir
- Le document
La loi impose-t-elle un niveau pour ce document ?
Vérifiez la règle applicable, en vous aidant de notre page dédiée au document et des sources qu’elle cite. Si un niveau est exigé, respectez-le : notre méthode ne permet pas de choisir moins. Certaines opérations imposent aussi une forme qu’un logiciel de signature ne remplace pas.
- Son destinataire
Le destinataire du document exige-t-il un niveau précis ?
Cette exigence peut figurer dans un contrat, un appel d’offres ou les consignes d’un service achats. Demandez une confirmation écrite avant de choisir votre logiciel. Une exigence acceptée pour ce document reste à respecter.
- La personne qui signe
Avez-vous assez d’éléments pour identifier la personne qui signe ?
Vous devez avoir échangé avec elle, disposer de pièces ou d’un document qui permet de l’identifier, et utiliser une adresse e-mail ou un numéro confirmés pendant ces échanges. S’il manque un de ces éléments, prévoyez une vérification d’identité supplémentaire. Faites de même si un désaccord avec cette personne est déjà prévisible.
- Le risque de perte
Une contestation pourrait-elle vous faire perdre une somme ou un droit important ?
Regardez ce que vous pourriez prouver sans ce document. Un paiement, des échanges écrits ou une prestation déjà réalisée peuvent fournir d’autres éléments. Si seul le contrat protège une somme ou un droit important, le risque est plus élevé.
Choisissez le niveau adapté à votre situation
Risque de perte faible et signataire identifié : nous retenons la simple. Risque de perte important, ou identité à vérifier : nous recommandons l’avancée, avec vérification de la pièce d’identité dans le second cas. Risque de perte important et identité à vérifier : envisagez la qualifiée. Si la personne ne peut pas l’utiliser et qu’aucune règle ne l’impose, notre solution de repli est l’avancée avec vérification de sa pièce d’identité. Ce choix aide à préparer vos preuves ; il ne garantit pas l’issue d’un litige.
Trois niveaux, chacun pour une situation
Choisissez selon le document, l’identité de la personne qui signe et le risque de perte en cas de contestation.
- Avancée
Avancée : notre choix si une contestation peut coûter cher ou si l’identité du signataire demande une vérification supplémentaire. Dans ce dernier cas, faites vérifier sa pièce d’identité.
- Simple
Simple : pour un document à faible enjeu, avec un signataire déjà identifié et des coordonnées confirmées.
- Qualifiée
Qualifiée : à envisager si l’identité est difficile à établir et qu’une contestation pourrait coûter cher. Si elle est imposée, une autre signature ne suffit pas.
L’écart de prix varie selon le prestataire et le moyen d’identifier le signataire : voir le surcoût de la qualifiée.
Les mêmes vérifications ne donnent pas le même niveau pour chaque document
- CDI : au moins la signature avancée dès que le contrat porte une période d’essai, une clause, un forfait ou un temps partiel
- CDD : à notre avis, au moins la signature avancée, et aucune image de signature dans vos modèles
- Accord de confidentialité : quelle signature choisir selon la personne et le secret à protéger
- Marché public : quand la signature électronique est exigée, vérifiez que la vôtre est avancée et repose sur un certificat qualifié
- Procès-verbal et registre électroniques : au moins la signature avancée, avec un horodatage, selon la forme de la société et ses statuts
- Rupture conventionnelle : gardez le papier, et conservez la preuve que le salarié a reçu son exemplaire signé
Ce qu’il faut vérifier avant de choisir un prestataire
Une liste de confiance est la liste officielle, publiée par chaque État membre, des services de confiance et de leur statut. Le statut qu’elle indique concerne un service, l’entité qui le fournit et une date. Il ne vaut ni pour toute une marque, ni pour l’offre que vous achetez : faites inscrire au contrat le niveau de signature, le service et l’entité. Si une exigence précise s’impose, vérifiez le service concerné avant de comparer les offres.
- Choisir un prestataire de signature en six vérifications, avant toute démonstration
- Vérifier qu’un service de signature est bien qualifié : comment lire la liste de confiance de son pays
- Combien coûte réellement la signature électronique : le coût par document à 60, 600 et 3 000 documents par an
- Statuts relevés : chaque service, son entité, sa liste et sa date
- Prix relevés : les tarifs tels qu’affichés par les éditeurs, y compris quand ils se contredisent
Toutes les décisions par thème
- Niveau par acte (48 pages)
CDI, bail, marché public, procès-verbal : pour chaque document à signer (acte), ce que disent les textes que nous avons lus, le niveau que nous retenons et ce qui le ferait changer.
- Guides (8 pages)
Les questions qui précèdent l’achat : choisir un niveau de signature, lire une liste de confiance, compter un coût réel, conserver ses preuves, changer d’outil.
- Statuts par prestataire (20 pages)
Le statut d’un service, pour l’entité qui le fournit, sur une liste de confiance officielle et datée. Il ne vaut ni pour une marque ni pour une offre : chaque page dit quoi faire inscrire au contrat.
- Solutions (9 pages)
Une fiche par prestataire : pour quel usage il se défend, ce qu’il affiche, et ce qu’il faut lui faire préciser par écrit avant de signer votre contrat avec lui.
- Duels (14 pages)
Deux prestataires comparés : lequel regarder d’abord selon votre situation, et ce qui renverse le résultat.
- Volumes et prix (24 pages)
Ce que coûte une signature une fois comptés la vérification d’identité, le branchement à vos logiciels (API) et le niveau : calculs refaits à plusieurs volumes, hypothèses visibles et unités comparées.
- API et intégrations (16 pages)
Interface ou API (branchement à vos logiciels), connecteurs, envoi en masse : ce que les documentations annoncent, et comment le vérifier dans un environnement d’essai.
- Identité du signataire (16 pages)
Code par SMS ou e-mail, pièce d’identité, France Identité, vérification à distance : quel moyen selon ce que vous savez du signataire avant la signature.
- Cachet et horodatage (16 pages)
Une personne qui s’engage, une organisation qui atteste, une date à prouver : signature, cachet ou horodatage, quel outil pour quel usage, et ce qu’il faut contrôler avant de l’acheter.
- Preuve et litige (17 pages)
Ce que vous pourriez présenter si un signataire conteste : dossier de preuve, présomption de fiabilité de la signature qualifiée, conservation, et ce qu’aucun fichier ne remplace.
- Migrations (12 pages)
Changements de nom d’un prestataire, résiliation, récupération des preuves et des modèles de documents : l’ordre à suivre pour quitter un outil sans perdre ce qui prouve vos signatures.