Statuts par prestataire
Qualification retirée à un service de signature : comparez d’abord la date de signature à celle du retrait
Pour qui : Juriste ou responsable qui découvre qu’un service utilisé pour ses contrats figure comme retiré, ou qui veut organiser la situation avant que cela arrive.
Comparez la date de signature à la date du retrait inscrite sur la liste de confiance (liste officielle de chaque État membre). L’article 32 du règlement européen eIDAS vise, pour valider une signature qualifiée, un certificat qualifié et valide au moment de la signature : selon notre lecture, un retrait postérieur ne remet donc pas en cause à lui seul cette condition. Les textes que nous avons lus ne disent pas expressément ce que devient une signature déjà apposée, et aucun arrêt lu ne tranche. L’article 24, § 2, point h, prévoit que le prestataire enregistre les informations pertinentes, y compris après sa cessation d’activité, notamment comme preuve en justice. Pour une signature postérieure au retrait, ne concluez pas seul. Dans tous les cas, prévoyez une clause d’information et conservez les éléments dès la signature.
Notre avis
La date de la signature compte d’abord. Selon notre lecture, un retrait postérieur ne fait pas tomber à lui seul une condition que l’article 32 apprécie au moment de la signature, mais aucun arrêt lu ne le confirme : préparez la preuve de ces conditions sans attendre.
Pourquoi
- L’article 32 situe la condition sur le certificat au moment de la signature, et non à celui du contrôle.
- Après un retrait, votre lecture dépend de pièces que vous devez encore pouvoir réunir.
- Un service retiré ne prévient pas tout seul : sans clause, vous l’apprendrez peut-être par hasard.
Ce qui change le choix
Pour un enjeu faible et une signature qui ne se conteste pas, la lecture de la liste et un dossier conservé suffisent : n’engagez pas de nouvelle signature par réflexe. Sur un enjeu réel, un conseil décidera.
L’ordre à suivre
- Signature antérieure au retrait : relever les éléments et les conserver
- Signature postérieure au retrait : ne plus présenter comme qualifiée sans confirmation, et voir avec un conseil si l’enjeu est réel
- Avant tout incident : clause d’information et conservation dès la signature
Trois dates à poser côte à côte : émission du certificat, signature, retrait du service
La note de la clause 5.5.5 de la spécification ETSI TS 119 612 décrit une comparaison entre la date du statut et la date d’émission du certificat, pour savoir si le service avait le statut voulu à ce moment. L’article 32 parle, lui, du moment de la signature. Il faut donc les trois dates. Une signature peut venir après un retrait avec un certificat émis avant, et c’est le cas que les textes lus ne règlent pas.
| Situation | Ce que dit le texte lu | Notre position | Ce que vous faites |
|---|---|---|---|
| Certificat émis et signature apposée avant le retrait | Article 32, points a, b et h : conditions appréciées au moment de la signature | Le retrait postérieur n’enlève pas à lui seul le niveau, selon notre lecture, sans arrêt lu | Relever la ligne, son historique et conserver la signature et ses éléments |
| Certificat émis avant le retrait, signature après | Article 32, points a et b : le certificat doit être qualifié et valide au moment de la signature, et avoir été délivré par un prestataire qualifié ; l’article 3, point 15, définit le certificat qualifié par cette délivrance. Le texte lu ne dit pas si un retrait postérieur à la délivrance lui ôte cette qualité | Non conclu : ne présentez pas cette signature comme qualifiée sans confirmation | Demander au prestataire si le certificat est révoqué et sa date d’émission ; faire examiner le dossier par un conseil si l’enjeu est réel |
| Certificat émis après le retrait | Article 32 : certificat délivré par un prestataire qualifié, et note ETSI sur la date d’émission | À notre lecture, le service n’avait plus le statut à ce moment : ne le présentez pas comme qualifié | Refaire signer si l’enjeu le justifie, ou prouver la fiabilité autrement |
Le retrait du service, la révocation du certificat et la cessation du prestataire sont trois événements
Le retrait se lit sur la liste. L’article 20, § 3, prévoit que, si un manquement n’est pas corrigé, l’organe de contrôle retire le statut du prestataire ou du service affecté, lorsque cela est justifié en particulier par l’ampleur, la durée et les conséquences du manquement. La liste n’en donne pas le motif : un service peut aussi cesser pour d’autres raisons, et un retrait n’est pas une sanction établie.
La révocation vise un certificat. L’article 24, § 3, la rend effective dès sa publication, et l’article 28 dit qu’un certificat révoqué ne recouvre pas sa validité. Une suspension temporaire est possible selon le droit national, mais à l’échelle du certificat. Sur la liste française, notre décompte ne trouve au statut courant que deux valeurs : accordé et retiré. Nous n’y avons vu aucun service suspendu.
Une date de retrait peut être postérieure à l’émission de la liste. Sur la liste n° 182, émise le 16 octobre 2026, un retrait est prévu au 12 novembre 2026 pour une entrée Letreco - 1.3.6.1.4.1.51763.1.1.2 d’Equisign, accordée le 13 novembre 2021 selon son historique, et au 31 décembre 2026 pour WL e-timestamp de Worldline France, accordé le 9 mai 2019 selon son historique. Trois autres entrées Letreco du même nom restent accordées sur cette liste : un retrait se lit donc entrée par entrée, et le nom ne suffit pas.
La cessation vise le prestataire. L’article 24, § 2, prévoit l’enregistrement des informations pertinentes aussi longtemps que nécessaire après la fin de l’activité, notamment pour fournir des preuves en justice, ainsi qu’un plan d’arrêt à jour. Ces obligations pèsent sur le prestataire qualifié, et le texte lu ne vous donne pas une durée à compter.
| Service | Entité | Retiré depuis | Liste | N° | Émise le |
|---|---|---|---|---|---|
| DocuSign Premium Cloud Signing CA - SI1 | Docusign France | 9 juillet 2026 | France | 182 | 16 octobre 2026 |
| Qualified certificates issued by Signaturit Global CA | Signaturit Solutions, S.L.U. | 6 août 2025 | Espagne | 189 | 24 septembre 2026 |
| Namirial Eire Qualified Certificates | Namirial Limited | 25 juin 2026 | Irlande | 41 | 13 août 2026 |
| VIALINK 360 | VIALINK | 30 avril 2026 | France | 182 | 16 octobre 2026 |
À prévoir avant l’incident : une clause, et six pièces conservées à la signature
Clause à faire écrire : « Le prestataire informe le client sous [nombre] jours de tout retrait, de toute cessation ou de tout changement du service [nom], et lui permet, pendant [durée], d’exporter les documents signés et leurs éléments de preuve. »
Pour un acte qui compte, conservez, en plus du dossier du prestataire : le document signé, avec sa signature ; le certificat et sa chaîne (les certificats de l’autorité qui l’a délivré) ; l’état de révocation à la date de signature (ce qui montre si le certificat était alors révoqué), si vous pouvez l’obtenir ; l’horodatage ; un rapport de validation ; l’extrait de la liste, avec son numéro et sa date. Demandez par écrit à votre prestataire lesquelles de ces pièces son dossier contient et comment obtenir les autres. Le rapport de validation vient d’un outil de validation : notre page sur la vérification d’une signature reçue présente ces outils. Cet ensemble est notre recommandation : aucun texte lu ne l’impose comme tel. La conservation qualifiée de l’article 34 reste un service optionnel, sans obligation générale.
Limites de cette page
Nous avons lu le règlement sur le PDF de sa version consolidée française du 18 octobre 2024, qui n’a pas d’effet juridique propre. La page EUR-Lex, lue dans un texte extrait le 4 novembre 2026, la présente comme la version courante ; nous n’avons pas contrôlé à l’œil la liste des versions. Aucun arrêt lu ne porte sur l’effet d’un retrait, et les actes d’exécution sur la validation n’ont pas été lus. Le tableau des situations est notre lecture, sans valeur de règle. Listes lues par logiciel, signature du fichier non vérifiée. Une recherche sur le fichier de la liste n° 182 trouve 21 dates de statut postérieures à son émission, toutes au statut retiré ; elles se lisent de la même façon : comparez cette date à celle de votre signature. Le motif de ces dates n’est pas donné, et un fichier plus récent peut les changer.
Prochaine action
Pour vos actes importants, comparez dès aujourd’hui la date de signature à l’historique du service sur la version la plus récente de la liste, puis demandez à votre prestataire d’ajouter la clause d’information à votre contrat lors de votre prochain renouvellement.
Preuves et sources
Règlement eIDAS consolidé du 18 octobre 2024, articles 20, 24, 28 et 32 lus en français sur son PDF le 4 novembre 2026. Spécification ETSI TS 119 612 V2.3.1, clause 5.5.5. Listes de France n° 182, d’Espagne n° 189 et d’Irlande n° 41 lues par logiciel. Aucun arrêt lu sur l’effet d’un retrait.
Chaque élément ci-dessous indique s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration de son auteur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Vérifiez sur le document toute source marquée à vérifier ou non tranchée avant de vous y fier. Notre méthode
Fait lu. L’article 32 vise notamment, pour valider une signature qualifiée, un certificat qui était qualifié au moment de la signature, délivré par un prestataire qualifié et valide à ce moment, un dispositif qualifié et le respect, au moment de la signature, des exigences de l’article 26.
Périmètre : Article 32, § 1, points a, b, f et h
Réserve : Consolidation française lue sur son PDF. Ne dit pas l’issue d’un litige.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Un retrait postérieur à la signature ne remet pas en cause à lui seul la condition que l’article 32 apprécie au moment de la signature.
Périmètre : Notre lecture de l’article 32
Réserve : Aucun arrêt lu. Porte sur cette condition, pas sur la preuve d’ensemble.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. L’article 32, points a et b, exige un certificat qualifié et valide au moment de la signature, délivré par un prestataire qualifié, et l’article 3, point 15, définit le certificat qualifié par cette délivrance ; le texte lu ne dit pas si un retrait postérieur à la délivrance ôte cette qualité au certificat, pour une signature apposée après le retrait.
Périmètre : Article 32, § 1, points a et b ; article 3, point 15
Réserve : Consolidation française lue sur son PDF. Actes d’exécution non lus. Question ouverte.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. La note de la clause 5.5.5 de la spécification ETSI TS 119 612 décrit la comparaison entre la date du statut et la date d’émission d’un certificat.
Périmètre : Usage par les utilisateurs de la liste
Réserve : Spécification technique.
Relevé du 4 novembre 2026.
- ETSI : ETSI TS 119 612 V2.3.1 (2024-11), Trusted Lists V2.3.1, novembre 2024. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. À notre lecture, un certificat émis après le retrait du service ne provient plus d’un service au statut qualifié à ce moment.
Périmètre : Ligne du tableau
Réserve : Sans arrêt lu.
Relevé du 4 novembre 2026.
- ETSI : ETSI TS 119 612 V2.3.1 (2024-11), Trusted Lists V2.3.1, novembre 2024. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article 20, § 3, prévoit que, si le prestataire ne remédie pas au manquement, l’organe de contrôle retire le statut qualifié au prestataire ou au service affecté, lorsque cela est justifié en particulier par l’ampleur, la durée et les conséquences du manquement.
Périmètre : Retrait par l’organe de contrôle
Réserve : Consolidation française lue sur son PDF. Les listes ne donnent pas le motif d’un retrait.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article 24, § 3, rend la révocation d’un certificat effective dès sa publication, et l’article 28 dit qu’un certificat révoqué ne recouvre pas sa validité ; une suspension temporaire est possible selon le droit national.
Périmètre : Certificat qualifié
Réserve : Consolidation française lue sur son PDF.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article 24, § 2, point h, prévoit que le prestataire qualifié enregistre et maintienne accessibles les informations pertinentes aussi longtemps que nécessaire après la cessation de ses activités, notamment pour fournir des preuves en justice, et le point i un plan d’arrêt à jour.
Périmètre : Obligations du prestataire qualifié
Réserve : Aucune durée chiffrée dans le texte lu.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Sur la liste de France n° 182, notre décompte ne trouve au statut courant que les valeurs accordé et retiré.
Périmètre : 156 accordés et 206 retirés, dont 21 à date d’effet postérieure à l’émission
Réserve : Décompte confirmé par logiciel sur le fichier de la liste. Les historiques portent d’autres statuts.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance de France : Liste n° 182, émise le 16 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Sur la liste de France n° 182, émise le 16 octobre 2026, un retrait est prévu au 12 novembre 2026 pour une entrée Letreco - 1.3.6.1.4.1.51763.1.1.2 d’Equisign, accordée à l’historique le 13 novembre 2021, et au 31 décembre 2026 pour WL e-timestamp - 1.2.250.1.111.20.2.1 de Worldline France, accordé à l’historique le 9 mai 2019 ; trois autres entrées Letreco - 1.3.6.1.4.1.51763.1.1.2 d’Equisign y figurent au statut accordé.
Périmètre : Dates de la liste n° 182, lues sur le fichier local, valeurs 2026-11-12T17:01:48Z et 2026-12-31T22:59:59Z
Réserve : Signature cryptographique du fichier non vérifiée. Motif non donné. Une émission suivante peut changer ces lignes.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance de France : Liste n° 182, émise le 16 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. DocuSign Premium Cloud Signing CA - SI1, de Docusign France, est retiré depuis le 9 juillet 2026, et VIALINK 360, de VIALINK, depuis le 30 avril 2026, sur la liste de France n° 182.
Périmètre : Lignes du tableau
Réserve : Motif non donné.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance de France : Liste n° 182, émise le 16 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Qualified certificates issued by Signaturit Global CA, de Signaturit Solutions, S.L.U., est retiré depuis le 6 août 2025 sur la liste d’Espagne n° 189, et Namirial Eire Qualified Certificates, de Namirial Limited, depuis le 25 juin 2026 sur la liste d’Irlande n° 41.
Périmètre : Lignes du tableau
Réserve : Motif non donné.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance d’Espagne : Liste n° 189, émise le 24 septembre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Liste de confiance d’Irlande : Liste n° 41, émise le 13 août 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. La conservation qualifiée de l’article 34 est un service optionnel, sans obligation générale.
Périmètre : Articles 33 et 34
Réserve : Bornée aux articles lus.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre avis. Il faut prévoir une clause d’information et conserver dès la signature le document, le certificat, l’état de révocation, l’horodatage, un rapport de validation et l’extrait de la liste.
Périmètre : Actes à enjeu
Réserve : Avis assumé, sans texte qui l’impose.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre méthode. Le tableau des trois dates et la clause proposée.
Périmètre : Lecture d’un retrait
Réserve : Ne tranche pas un litige.
Daté du 4 novembre 2026.