Statuts par prestataire
Votre prestataire n’est pas sur la liste de confiance : cette seule absence ne justifie pas d’en changer
Pour qui : Responsable qui vient de chercher son prestataire sur la liste sans le trouver et se demande s’il doit en changer, ou s’il a mal signé ses contrats jusqu’ici.
Ne changez pas de prestataire pour la seule raison que vous ne le trouvez pas sur une liste de confiance (liste officielle de chaque État membre). Cette absence ne rend vos signatures ni nulles ni sans valeur : l’article 25 du règlement européen eIDAS interdit de les refuser au seul motif qu’elles ne sont pas qualifiées, et l’éditeur peut s’appuyer sur un prestataire tiers. Elle vous empêche en revanche d’écrire que votre signature est qualifiée sans autre preuve, et, sans signature qualifiée, la présomption de fiabilité du décret de 2017 (sa fiabilité est supposée établie jusqu’à preuve contraire) ne joue pas. Regardez vos actes : si aucun n’exige ce niveau, gardez l’outil. Si l’un l’exige, demandez par écrit le nom du tiers et de son service, ou prenez un service au statut accordé sur une liste de confiance pour cet acte.
Notre avis
Ne changez pas de prestataire à cause de sa seule absence de la liste de confiance. Regardez d’abord si vos actes demandent une signature qualifiée. Si oui, le problème est réel et se règle par écrit ; sinon, il n’y a pas de problème de statut.
Pourquoi
- L’absence n’établit pas que l’éditeur ne peut pas livrer une qualifiée, car il peut s’appuyer sur un tiers.
- Quatre situations différentes se cachent derrière « pas sur la liste » : elles n’appellent pas la même réponse.
- L’absence porte sur une recherche par noms, à une date, sur des listes précises.
Ce qui change le choix
Une contestation plausible sur un enjeu important peut justifier la signature qualifiée, même sans texte qui l’impose. L’absence vous pousse alors à changer de prestataire pour cet acte, sans toucher au reste.
L’ordre à suivre
- Acte sans exigence de signature qualifiée : garder l’outil et le niveau donné par notre guide pour choisir le niveau de signature
- Acte qui exige une signature qualifiée : demander à l’éditeur de nommer par écrit le prestataire tiers et son service, ou prendre un service au statut accordé sur une liste de confiance
- Documents déjà signés : ne pas conclure sans leur niveau réel et leur date
« Pas sur la liste » recouvre quatre situations, et une seule est une vraie absence
Commencez par classer votre résultat. Cherchez sur la liste le numéro de TVA de votre prestataire, indiqué dans votre contrat, puis ses noms commerciaux : cela suffit. Notre guide de lecture décrit le protocole.
| Situation | Exemple de lecture | Formulation juste | Réaction |
|---|---|---|---|
| Non trouvé sur les listes lues | Certyneo et Oodrive, sur sept listes | « Non trouvé dans la liste de France émise le 16 octobre 2026 » | Demander quel tiers, quel service, quelle liste |
| Présent, service retiré | Les quatre services de Signaturit Solutions, S.L.U., liste d’Espagne | « Service X de l’entité Y, retiré depuis le [date] » | Demander quel autre service sert l’offre, et lire la page sur le retrait |
| Présent, pour un autre service | NAMIRIAL en France, pour un cachet ; BPCE INFOGERANCE ET TECHNOLOGIES pour l’horodatage | « L’entité a le statut accordé pour le service X, de type Y » | Ne pas en déduire de statut pour une signature |
| Nom commercial non inscrit | Goodflag : l’entité inscrite est Lex Persona | « Service X de l’entité Lex Persona, dont Goodflag est le nom commercial » | Relire sous le nom de la société ou sa TVA |
Sur 48 actes étudiés, les textes lus fixent un niveau pour quatre : l’absence pèse d’abord là
Notre décompte donne quatre cas : procès-verbaux, commande publique, facture selon la voie choisie, acte notarié pour le notaire. S’y ajoutent les formalités au guichet unique. Pour les procès-verbaux, le niveau écrit est la signature avancée, et pour la commande publique la signature avancée sur certificat qualifié : une absence de la liste ne tranche pas à elle seule, il faut lire le texte de l’acte.
Hors de ces cas, suivez notre guide pour choisir le niveau de signature. Il peut conduire à une signature qualifiée si le signataire peut contester et que l’enjeu ne se prouve pas autrement. Sans qualifiée, la présomption de fiabilité manque, et notre page sur la présomption explique ce que cela change pour la preuve. Une signature simple ou avancée peut toujours être prouvée fiable.
Pour vos contrats déjà signés, rien ne se déduit de l’absence. Regardez le niveau annoncé par l’outil à l’époque, sa preuve et sa date. Si vous avez écrit à un client, un fournisseur ou un partenaire que la signature était qualifiée, demandez à l’éditeur la ligne correspondante de la liste, et voyez avec un conseil si l’enjeu est réel.
Ce que vous pouvez écrire à l’autre partie quand elle demande une preuve
Une phrase exacte vaut mieux qu’une réassurance. « Le niveau de signature utilisé est le niveau [simple ou avancé], selon les conditions du [date] de [prestataire] » peut s’écrire sans liste. « Le niveau qualifié repose sur le service [X] de l’entité [Y], liste de [pays] n° [séquence], émise le [date] » suppose que vous ayez lu la ligne.
N’écrivez pas à sa place que votre prestataire « n’est pas qualifié » : la formule dépasse la lecture. Écrivez ce que vous avez lu, avec la liste et la date.
Limites de cette page
Fichiers XML des listes lus par logiciel, signature du fichier non vérifiée. La recherche porte sur les noms lisibles : un service exploité sous un autre nom ne se détecte pas ainsi. La liste d’Allemagne n° 162 a été lue de la même façon, en entier : Certyneo et Oodrive n’y figurent pas non plus. Le décompte des actes est le nôtre, borné aux textes lus : une convention collective, des statuts ou un cahier des charges peuvent changer la réponse. Cette page ne juge aucun contrat signé : un litige réel appelle un conseil.
Prochaine action
Listez les actes de votre société pour lesquels une signature qualifiée est imposée par un texte ou par l’autre partie, ou conseillée par notre guide pour choisir le niveau de signature. S’il n’y en a pas, classez la question. S’il y en a, écrivez à votre prestataire pour lui demander le nom du tiers, son service et sa liste.
Preuves et sources
Listes de France n° 182, d’Italie n° 224, d’Espagne n° 189, d’Irlande n° 41, de Belgique n° 84, des Pays-Bas n° 79 et d’Allemagne n° 162, lues en entier par logiciel le 4 novembre 2026. Règlement eIDAS consolidé du 18 octobre 2024, décret n° 2017-1416 et arrêt du 5 mars 2026, lus lors de la recherche.
Chaque élément ci-dessous indique s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration de son auteur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Vérifiez sur le document toute source marquée à vérifier ou non tranchée avant de vous y fier. Notre méthode
Fait lu. L’effet juridique et la recevabilité d’une signature électronique ne peuvent être refusés au seul motif de sa forme électronique ou de l’absence de qualification.
Périmètre : Règlement eIDAS, article 25, § 1
Réserve : Interdit un motif de rejet, sans garantir qu’une signature donnée sera retenue.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. La fiabilité d’un procédé de signature électronique est présumée, jusqu’à preuve du contraire, lorsqu’il met en œuvre une signature qualifiée.
Périmètre : Décret n° 2017-1416, article 1
Réserve : Présomption simple, limitée à la fiabilité du procédé.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique Texte en vigueur au 03/11/2026 ; articles 1 et 2 en vigueur depuis le 01/10/2017. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Code civil, article 1367 En vigueur depuis le 01/10/2016, version au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Sans présomption, la fiabilité d’une signature simple ou avancée peut être prouvée.
Périmètre : Lecture de l’arrêt du 5 mars 2026, n° 24-21.034, et des articles 1366 et 1367
Réserve : Aucun arrêt lu n’énonce de règle générale sur ce point ; détail à la page sur la présomption.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Cass. 3e civ., 5 mars 2026, n° 24-21.034, ECLI:FR:CCASS:2026:C300142, inédit 5 mars 2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Code civil, titre IV bis, de la preuve des obligations (articles 1353 à 1386-1) Articles 1353, 1358, 1359, 1362, 1366, 1367, 1375, 1376, 1379 en vigueur depuis le 01/10/2016. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Certyneo et Oodrive n’ont pas été trouvés sur les listes de France n° 182, d’Italie n° 224, d’Espagne n° 189, d’Irlande n° 41, de Belgique n° 84, des Pays-Bas n° 79 et d’Allemagne n° 162.
Périmètre : Noms lisibles, listes émises entre le 26 juin et le 20 octobre 2026
Réserve : Une absence n’établit pas qu’aucun service tiers n’est mobilisé. Signature du fichier non vérifiée.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance de France : Liste n° 182, émise le 16 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Liste de confiance d’Italie : Liste n° 224, émise le 24 septembre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Liste de confiance d’Espagne : Liste n° 189, émise le 24 septembre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Liste de confiance d’Irlande : Liste n° 41, émise le 13 août 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Liste de confiance de Belgique : Liste n° 84, émise le 20 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Liste de confiance des Pays-Bas : Liste n° 79, émise le 26 juin 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Liste de confiance d’Allemagne : Liste n° 162, émise le 8 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Sur la liste d’Espagne n° 189 émise le 24 septembre 2026, les quatre services de Signaturit Solutions, S.L.U. sont retirés.
Périmètre : Ligne du tableau
Réserve : Ne dit pas quel service sert une offre.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance d’Espagne : Liste n° 189, émise le 24 septembre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Sur la liste de France n° 182, NAMIRIAL a le statut accordé pour un service de cachet, et BPCE INFOGERANCE ET TECHNOLOGIES pour des services d’horodatage.
Périmètre : Ligne du tableau
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance de France : Liste n° 182, émise le 16 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Goodflag n’est pas inscrit comme nom sur la liste de France n° 182 et Lex Persona y a des services au statut accordé, Goodflag étant son nom commercial selon ses mentions légales.
Périmètre : Ligne du tableau
Relevé du 4 novembre 2026.
- Liste de confiance de France : Liste n° 182, émise le 16 octobre 2026 Lue en entier. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Lex Persona : Goodflag, mentions légales non datée. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Sur les 48 actes étudiés, les textes lus fixent un niveau de signature électronique pour quatre : procès-verbaux, commande publique, facture selon la voie choisie, acte notarié pour le notaire ; les formalités au guichet unique en fixent un aussi.
Périmètre : Décompte repris du guide « Quel niveau de signature choisir »
Réserve : Borné à notre lecture.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code de commerce, art. R225-22 En vigueur depuis le 1er janvier 2020 ; page au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Arrêté du 22 mars 2019 relatif à la signature électronique des contrats de la commande publique Version consolidée en vigueur au 03/11/2026 ; dernière mise à jour affichée : 01/04/2019. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : CGI, art. 289-0, 289 et 289 bis Version au 04/11/2026 ; art. 289 depuis le 31/12/2023 ; art. 289 bis depuis le 21/02/2026 (loi 2026-103, art. 123) ; abrogation par ord. 2025-1247 à compter du 01/01/2027 avec maintiens. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Décret n° 71-941, art. 16 à 20-1 Version au 03/11/2026 ; art. 16, 20, 20-1 depuis le 01/10/2025 ; art. 17 depuis le 22/11/2020. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Code de commerce, art. R123-5 En vigueur depuis le 1er janvier 2023 (décret n° 2022-1620) ; page au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre avis. Une absence de la liste ne justifie pas à elle seule de changer de prestataire, et elle empêche d’affirmer une qualifiée sans autre preuve.
Périmètre : Achat et gestion courante d’une PME
Réserve : Avis assumé. Cède devant un acte qui impose la qualifiée.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique Texte en vigueur au 03/11/2026 ; articles 1 et 2 en vigueur depuis le 01/10/2017. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre méthode. Le classement en quatre situations et les formulations proposées.
Périmètre : Lecture d’un résultat de recherche
Réserve : À exécuter sur le fichier courant.
Daté du 4 novembre 2026.