Identité du signataire
Comparaison du visage pour vérifier un signataire : que demander au fournisseur tant que la question RGPD reste ouverte
Pour qui : Responsable juridique ou délégué à la protection des données à qui un prestataire propose une vérification par comparaison du visage et qui doit décider s’il l’accepte pour ses signataires.
Prenez un parcours sans comparaison faciale si le risque le permet ; sinon, exigez par écrit une alternative, l’analyse juridique du fournisseur, le rôle de chacun et la durée de conservation, et écartez celui qui reste muet. L’article 9 du RGPD interdit, sauf exception comme le consentement explicite, le traitement de données biométriques aux fins d’identifier une personne de manière unique. Sur les pages de la CNIL ouvertes, aucune position ne vise la vérification d’identité d’un signataire : l’application de cet article à ce cas reste ouverte, et nous ne la tranchons pas. C’est l’achat que nous cadrons ici, et la réponse juridique sur votre traitement revient à votre délégué à la protection des données ou, si vous n’en avez pas, à votre juriste ou à votre conseil.
Notre avis
N’achetez pas de comparaison faciale sur la seule parole du vendeur. Prenez un parcours sans comparaison si le risque le permet ; sinon, faites écrire les réponses avant de signer, et offrez une autre voie à qui refuse.
Pourquoi
- Nous ne savons pas dire si cette vérification relève de l’article 9 : c’est précisément ce que le fournisseur doit vous expliquer par écrit.
- Une alternative protège aussi votre parcours : un signataire qui refuse reste un signataire à faire signer.
- Un résultat probabiliste suppose un seuil et un cas d’échec, que vous devez connaître.
Ce qui change le choix
Une position de la CNIL propre à ce cas, un texte ou un arrêt changerait cette page. Votre délégué à la protection des données peut aussi conclure autrement sur votre traitement.
L’ordre à suivre
- Parcours sans comparaison faciale quand il répond au risque
- Comparaison faciale avec alternative réelle et réponses écrites
- Écartez le fournisseur qui ne donne pas ces réponses écrites
Ce que l’article 9 vise, et ce qu’il reste à établir pour un signataire
L’article 9, paragraphe 1, interdit le traitement de données biométriques aux fins d’identifier une personne physique de manière unique. Le paragraphe 2, a, en excepte le consentement explicite pour des finalités spécifiques, sauf si le droit de l’Union ou national l’écarte. Le texte vise donc une finalité. Comparer un visage à la photo d’une pièce pour vérifier qu’il s’agit bien du titulaire peut ou non entrer dans cette finalité : sur les pages de la CNIL ouvertes, aucune position ne vise ce cas, et l’article 4, point 14, qui définit ces données, n’est pas traité ici. Nous ne concluons ni dans un sens ni dans l’autre.
Une page de la CNIL du 10 avril 2018 demande un autre mode d’authentification pour des dispositifs à disposition de particuliers. Elle traite d’un autre sujet : nous ne l’appliquons pas à la vérification d’identité d’un signataire. Notre exigence d’une alternative est un choix d’acheteur, qui ne se fonde pas sur elle.
En 2019, la CNIL écrivait, dans un article général, que la comparaison faciale produit « une probabilité, et non une certitude absolue » et que son recours exige « un impératif particulier de forte fiabilité de vérification de l’identité des personnes ». Cet article ne porte pas sur le signataire ; il rappelle qu’une telle comparaison peut échouer et qu’il faut savoir ce qui se passe alors.
Six réponses écrites à obtenir avant de signer le contrat
Si le fournisseur ne répond pas à ces questions, nous vous conseillons de ne pas le retenir. Vous pouvez reprendre cette liste telle quelle dans votre demande.
| Question | Ce qu’une réponse utile contient |
|---|---|
| Le parcours compare-t-il un visage à une pièce, ou à une référence conservée ? | La description du traitement, sans le seul mot biométrique |
| Votre analyse au regard de l’article 9 ? | Sa conclusion, le fondement juridique retenu et qui l’assume |
| Quelle autre voie pour celui qui refuse ou qui échoue ? | Une voie nommée, sans surcoût ou avec son prix, et son niveau de signature |
| Qui fait quoi : qui décide du traitement (le responsable) et qui l’exécute pour son compte (le sous-traitant) ? | Le rôle de chacun, à inscrire dans l’accord de sous-traitance |
| Combien de temps conservez-vous le gabarit (le modèle numérique tiré du visage), l’image et le résultat ? | Une durée pour chacun, et leur lieu de conservation |
| Quel seuil de décision, et que se passe-t-il en cas d’échec ? | Le traitement de l’échec et l’intervention éventuelle d’une personne |
« Signature biométrique » ne veut pas forcément dire comparaison du visage
La page de CertEurope sur sa plateforme infocert-sign mentionne une « signature biométrique avancée » sur son offre Enterprise, sans la décrire dans ce que nous avons lu. Ce terme peut recouvrir autre chose qu’un visage. Demandez ce qui est capté, et n’assimilez pas ce mot à la comparaison faciale, ni l’inverse. Le contrat de sous-traitance a sa page dédiée : l’article 28 du RGPD impose une forme écrite, sans fixer de niveau de signature.
Limites de cette page
RGPD lu dans la reproduction publiée par la CNIL, et non au Journal officiel. Article 4, point 14, et autres exceptions de l’article 9 non analysés. Aucune position de la CNIL propre à la vérification d’identité d’un signataire n’a été lue, et la page de 2018 n’est pas transposée. Nous n’avons vu qu’un extrait d’une recommandation de la CNIL de 2023 sur la télésurveillance d’examens, et nous ne la reprenons pas, car son secteur diffère. Nous n’avons pas pu lire les exigences du référentiel PVID, qui concerne les prestataires de vérification d’identité à distance (erreur 404, page introuvable). Nous n’avons pas examiné si une analyse d’impact, l’évaluation des risques prévue par le RGPD, est nécessaire : posez la question à votre délégué à la protection des données ou, si vous n’en avez pas, à votre juriste ou à votre conseil. Cette page ne remplace ni votre délégué à la protection des données ni un conseil sur un cas précis.
Prochaine action
Envoyez les six questions à votre fournisseur, joignez ses réponses à votre registre de traitements (le document RGPD qui recense vos traitements de données), et soumettez ce dossier à votre délégué à la protection des données ou, si vous n’en avez pas, à votre juriste ou à votre conseil, puis faites décider votre direction par écrit avant d’activer la comparaison.
Preuves et sources
Article 9 du RGPD, lu dans la reproduction publiée par la CNIL, article de la CNIL du 14 novembre 2019, page de la grille de CertEurope, lus le 4 novembre 2026. Article 4, point 14, du RGPD non lu. Référentiel PVID non lu. Aucun parcours testé.
Chaque élément ci-dessous indique s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration de son auteur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Vérifiez sur le document toute source marquée à vérifier ou non tranchée avant de vous y fier. Notre méthode
Fait lu. L’article 9 du RGPD interdit, sauf exception du paragraphe 2, le traitement de données biométriques aux fins d’identifier une personne physique de manière unique ; le consentement explicite pour des finalités spécifiques est l’une des exceptions, sauf si le droit de l’Union ou national l’écarte.
Périmètre : RGPD, art. 9, § 1 et § 2, a
Réserve : Reproduction publiée par la CNIL, et non Journal officiel. Article borné à la finalité d’identification unique.
Relevé du 4 novembre 2026.
- CNIL, reproduction du règlement (UE) 2016/679 : RGPD, chapitre II (article 9) Page lue le 4 novembre 2026. Lu le 4 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Notre calcul ou déduction. Aucune position de la CNIL propre à la vérification d’identité d’un signataire n’a été lue, et la page du 10 avril 2018 vise l’authentification à disposition de particuliers.
Périmètre : Constat borné aux lectures
Réserve : Ne prouve pas l’absence d’une telle position.
Relevé du 4 novembre 2026.
- CNIL, reproduction du règlement (UE) 2016/679 : RGPD, chapitre II (article 9) Page lue le 4 novembre 2026. Lu le 4 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
- CNIL : Biométrie à disposition de particuliers : quels sont les principes à respecter ? 10 avril 2018. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. En 2019, la CNIL écrivait que la comparaison faciale produit « une probabilité, et non une certitude absolue » et que son recours exige « un impératif particulier de forte fiabilité de vérification de l’identité des personnes ».
Périmètre : Article de la CNIL du 14 novembre 2019
Réserve : Position générale, non propre au signataire.
Relevé du 4 novembre 2026.
- CNIL : Reconnaissance faciale : pour un débat à la hauteur des enjeux 14 novembre 2019. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Déclaration de l’émetteur. CertEurope mentionne une « signature biométrique avancée » sur son offre infocert-sign Enterprise, sans la décrire sur la page lue.
Périmètre : Page de la plateforme
Réserve : Contenu non décrit.
Relevé du 4 novembre 2026.
- CertEurope : CertEurope, plateforme infocert-sign non datée. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. Le contrat de sous-traitance se présente sous une forme écrite, y compris électronique, selon l’article 28, paragraphe 9, du RGPD.
Périmètre : Responsable et sous-traitant
Réserve : Reproduction ; le texte ne fixe aucun niveau de signature.
Relevé du 4 novembre 2026.
- CNIL, reproduction du règlement (UE) 2016/679 : RGPD, chapitre IV (article 28) Page lue le 4 novembre 2026. Lu le 4 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
Notre avis. Exigez une alternative, l’analyse du fournisseur, son rôle et sa durée de conservation par écrit, et écartez celui qui ne répond pas.
Périmètre : Choix d’acheteur
Réserve : Avis assumé, non fondé sur la page de 2018 ; ne tranche pas l’application de l’article 9.
Relevé du 4 novembre 2026.
- CNIL, reproduction du règlement (UE) 2016/679 : RGPD, chapitre II (article 9) Page lue le 4 novembre 2026. Lu le 4 novembre 2026. Reproduction par un tiers, à confirmer sur le texte officiel.
- CNIL : Reconnaissance faciale : pour un débat à la hauteur des enjeux 14 novembre 2019. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre méthode. La liste de six questions à adresser au fournisseur.
Périmètre : À exécuter avant l’achat
Réserve : Ne remplace pas l’analyse du responsable de traitement.
Daté du 4 novembre 2026.