Niveau par acte
Conditions générales de vente (CGV) : pas d’outil de signature pour une commande en ligne
Pour qui : Responsable juridique ou opérations de PME qui vend en ligne ou joint ses CGV à ses devis, et qui se demande si une case cochée suffit ou s’il faut faire signer ces conditions avec un outil.
N’achetez pas d’outil de signature pour faire accepter des conditions générales de vente (CGV) lors d’une commande en ligne : les textes que nous avons lus n’exigent aucune signature de ces conditions et ne fixent aucun niveau. L’article 1119 du Code civil subordonne leur effet au fait qu’elles aient été portées à la connaissance de l’autre partie et acceptées, et l’article 1127-2 décrit le parcours en ligne : vérifier sa commande et son prix total, corriger les erreurs, puis confirmer. Conservez la version acceptée et sa date. Si vous faites signer un devis ou un contrat, joignez les CGV au même document : elles suivent le niveau de signature que nous retenons pour lui. Pour une clause sensible que vous voulez faire appliquer à un professionnel, utilisez des conditions particulières, car elles priment sur les générales, alors que deux jeux de conditions générales incompatibles se neutralisent sur les points contraires, quel que soit le niveau de signature.
Notre avis
Une commande en ligne n’appelle aucun achat de signature. L’effort se place sur le parcours et sur la conservation de chaque version de vos CGV, et, entre professionnels, sur la rédaction des conditions particulières.
Pourquoi
- L’article 1119 demande deux choses : que l’autre partie ait connu les conditions et qu’elle les ait acceptées. Une signature peut servir à montrer la seconde ; à notre avis, elle montre mal la première si les CGV ne sont pas jointes au document signé.
- Une signature apposée sur un bon de commande qui renvoie à un lien ne fige pas la version du lien, selon notre lecture : l’article 26 du règlement eIDAS rend détectable la modification des données signées, et seulement d’elles.
- Face à des conditions d’achat contraires, monter d’un niveau ne change pas l’issue : l’article 1119 retire leur effet aux clauses incompatibles.
Ce qui change le choix
Dès que vous faites signer un document, le choix du niveau de signature se pose pour ce document, CGV comprises. Une clause qui décide d’un montant ou d’un droit important fait monter le niveau. Un signataire inconnu aussi.
L’ordre à suivre
- Commande en ligne : aucune signature ajoutée, parcours de l’article 1127-2, version et date conservées
- CGV jointes à un document que vous faites signer : le niveau de ce document, avec les CGV dans le même envoi de signature, que les logiciels appellent une enveloppe
- Clause sensible entre professionnels : conditions particulières signées, au niveau indiqué dans le tableau de cette page
L’article 1127-2 décrit le parcours, et l’expression « double clic » n’y figure pas
Quatre articles lus répondent à la question de la commande en ligne, et aucun ne nomme une signature. L’article 1119 donne effet aux conditions générales si elles ont été portées à la connaissance de l’autre partie et acceptées. L’article 1125 permet de les mettre à disposition par voie électronique. L’article 1127-1 demande à celui qui propose en ligne de les rendre accessibles de façon à permettre leur conservation et leur reproduction. L’article 1127-2 subordonne la validité du contrat à la possibilité de vérifier le détail de la commande et son prix total, de corriger d’éventuelles erreurs et de confirmer, puis prévoit un accusé de réception.
L’article 1127-3 écarte certaines de ces règles pour les contrats conclus exclusivement par courrier électronique, et permet aux professionnels d’y déroger entre eux. L’article L441-1 du Code de commerce parle de la communication des CGV à l’acheteur professionnel qui les demande, sur support durable, et ne fixe pas de règle d’acceptation.
Cette page ne prétend pas qu’une case cochée suffit dans tous les cas : aucun arrêt n’a été lu sur ce point. Elle tranche sur l’achat : un outil de signature n’y ajoute pas ce que ces textes demandent. Notre page sur le clic et la case à cocher traite la preuve de ce geste.
Pour chaque commande, conservez une version et une date
Nous vous proposons trois éléments, qu’aucun texte lu n’exige en ces termes : chaque version de CGV archivée avec sa date de mise en ligne ; pour chaque commande, l’identifiant de la version affichée et l’heure de son acceptation ; l’accusé de réception. Si vous modifiez vos CGV, l’ancienne version reste celle du client qui l’a acceptée, selon notre lecture : gardez-la accessible.
Vos CGV contre ses conditions d’achat : aucun niveau de signature ne sauve une clause contraire
Entre professionnels, l’acheteur peut invoquer ses propres conditions générales. Selon l’article 1119, en cas de conditions générales incompatibles, les clauses contradictoires sont sans effet, et en cas de discordance entre conditions générales et conditions particulières, les secondes l’emportent. Une signature qualifiée apposée sur vos CGV ne change rien à cette règle, à notre lecture.
Si un plafond de responsabilité, une pénalité ou une clause de réserve de propriété compte vraiment pour vous, écrivez-le dans des conditions particulières, faites-les signer, et choisissez le niveau de ce document avec le tableau de la section suivante. Notre conseil vaut comme réglage de départ : les effets d’une clause donnée dépendent de sa rédaction, que cette page n’examine pas.
Dès qu’un document est signé, choisissez son niveau, et joignez-y les CGV
Une commande passée en ligne n’a pas besoin de notre méthode de choix du niveau, puisqu’aucun document n’y est signé. Cette méthode reprend dès que vous faites signer un devis, un bon de commande ou un contrat. Joignez alors les CGV au document : l’article 26 du règlement eIDAS rend détectables les modifications ultérieures des données signées, ce qui ne couvre pas une page web vers laquelle pointe un lien.
| Situation | Peut-il nier avoir signé ? | Une clause décide-t-elle d’un droit important ? | Niveau du document |
|---|---|---|---|
| Signataire suivi, CGV types | Non | Non : paiement et exécution établiraient la vente | Simple |
| Signataire suivi, conditions particulières sur un plafond ou une pénalité | Non | Oui : seul l’écrit l’établit | Avancée |
| Signataire inconnu, CGV types | Oui | Non | Avancée avec vérification de sa pièce |
| Signataire inconnu, conditions particulières sur un plafond ou une pénalité | Oui | Oui | À envisager : qualifiée pour ce signataire |
Limites de cette page
Lecture du 4 novembre 2026, sans test d’outil et sans relecture par un avocat. Cette page ne vaut pas conseil sur un contrat ou un site donné. Aucun arrêt sur l’acceptation de CGV par case à cocher n’a été recherché : le fait qu’une case suffise n’est donc pas affirmé. Nous avons lu l’article 1119 dans un texte extrait de sa page, en citations courtes et en résumé : vérifiez le mot exact sur le texte officiel avant de le citer. Les conditions exactes de la dérogation entre professionnels de l’article 1127-3 n’ont pas été relues. Le droit de la consommation sur les clauses et les conditions de validité d’un plafond, d’une pénalité ou d’une réserve de propriété n’ont pas été lus. Les éléments à conserver sont des pratiques que nous proposons.
Prochaine action
Archivez dès maintenant la version actuelle de vos CGV avec sa date, vérifiez que votre parcours permet de contrôler la commande et son prix avant la confirmation, et déplacez dans des conditions particulières signées les clauses que vous voudriez faire appliquer à un client professionnel.
Preuves et sources
Code civil (articles 1119, 1125, 1127-1, 1127-2, 1127-3), Code de commerce (L441-1), règlement eIDAS consolidé au 18 octobre 2024, lus le 4 novembre 2026. L’article 1119 a été lu dans un texte extrait de sa page, en citations courtes et en résumé. Aucune jurisprudence sur la case à cocher n’a été recherchée. Aucun outil de signature n’a été testé.
Chaque élément ci-dessous indique s’il s’agit d’un fait lu dans une source, d’une déclaration de son auteur, de notre calcul, de notre méthode ou de notre avis. Vérifiez sur le document toute source marquée à vérifier ou non tranchée avant de vous y fier. Notre méthode
Fait lu. Les conditions générales invoquées par une partie n’ont effet à l’égard de l’autre que si elles ont été portées à la connaissance de celle-ci et acceptées.
Périmètre : Code civil, article 1119
Réserve : Lu dans un texte extrait de sa page, en citations courtes et résumé : à recontrôler mot à mot.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code civil, article 1119 (conditions générales) En vigueur depuis le 01/10/2016, ord. 2016-131 ; vu au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. En cas de conditions générales incompatibles, les clauses contradictoires sont sans effet ; en cas de discordance entre conditions générales et conditions particulières, les secondes l’emportent.
Périmètre : Code civil, article 1119
Réserve : Lu dans un texte extrait de sa page. La rédaction de chaque clause reste à examiner.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code civil, article 1119 (conditions générales) En vigueur depuis le 01/10/2016, ord. 2016-131 ; vu au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. La voie électronique peut être utilisée pour mettre à disposition des stipulations contractuelles, et celui qui propose en ligne les met à disposition de façon à permettre leur conservation et leur reproduction.
Périmètre : Code civil, articles 1125 et 1127-1
Réserve : Contrat conclu par voie électronique.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code civil, art. 1125 à 1127-4 (contrat conclu par voie électronique) Version au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article 1127-2 subordonne la validité du contrat conclu par voie électronique à la possibilité de vérifier le détail de la commande et son prix total, de corriger d’éventuelles erreurs et de confirmer, et prévoit un accusé de réception ; l’expression « double clic » n’y figure pas.
Périmètre : Code civil, version au 4 novembre 2026
Réserve : L’usage doctrinal de l’expression n’a pas été examiné.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code civil, art. 1125 à 1127-4 (contrat conclu par voie électronique) Version au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article 1127-3 écarte certaines règles pour les contrats conclus exclusivement par échange de courriers électroniques et permet aux professionnels de déroger aux articles 1127-1 et 1127-2 entre eux.
Périmètre : Code civil
Réserve : Conditions exactes de la dérogation non relues ; aucun conseil de déroger.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code civil, art. 1125 à 1127-4 (contrat conclu par voie électronique) Version au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Fait lu. L’article L441-1 du Code de commerce prévoit la communication des CGV à l’acheteur professionnel qui en fait la demande, sur support durable, et ne traite ni de l’acceptation ni de la signature.
Périmètre : Code de commerce
Réserve : Article lu seul.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code de commerce, art. L441-1 En vigueur depuis le 26/04/2019 ; vu au 03/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Les textes lus n’exigent aucune signature des CGV et ne fixent aucun niveau.
Périmètre : Constat borné aux textes lus
Réserve : Aucune jurisprudence recherchée. Droit de la consommation sur les clauses non lu.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code civil, art. 1125 à 1127-4 (contrat conclu par voie électronique) Version au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Code de commerce, art. L441-1 En vigueur depuis le 26/04/2019 ; vu au 03/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Code civil, article 1119 (conditions générales) En vigueur depuis le 01/10/2016, ord. 2016-131 ; vu au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. Selon notre lecture, une signature qualifiée apposée sur des CGV ne change pas l’effet de l’article 1119 sur des clauses incompatibles.
Périmètre : Conditions générales entre professionnels
Réserve : Aucun arrêt lu. Selon notre lecture, la présomption ne porte que sur la fiabilité du procédé.
Relevé du 4 novembre 2026.
- Légifrance : Code civil, article 1119 (conditions générales) En vigueur depuis le 01/10/2016, ord. 2016-131 ; vu au 04/11/2026. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
- Légifrance : Décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique Texte en vigueur au 03/11/2026 ; articles 1 et 2 en vigueur depuis le 01/10/2017. Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre calcul ou déduction. L’article 26 du règlement eIDAS exige de la signature avancée qu’elle rende détectable toute modification ultérieure des données ; selon notre lecture, cela ne couvre que les données signées, donc pas une page web vers laquelle pointe un lien.
Périmètre : Art. 26 § 1, consolidation du 18 octobre 2024
Réserve : Le texte ne parle pas des CGV.
Relevé du 4 novembre 2026.
- EUR-Lex, Office des publications de l’UE : Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée 02014R0910 FR du 18.10.2024 Lu le 4 novembre 2026. Document d’origine.
Notre avis. Archiver chaque version de CGV et sa date, relier chaque commande à la version acceptée et à son heure, et placer les clauses sensibles en conditions particulières sont des pratiques que nous proposons.
Périmètre : PME qui vend en ligne ou joint ses CGV à ses documents
Réserve : Aucun texte lu ne l’exige en ces termes. Aucun test ni retour d’expérience.
Daté du 4 novembre 2026.
Notre méthode. L’application de la méthode à un document signé portant des CGV, et le choix de ne pas l’appliquer à une commande en ligne où aucun document n’est signé.
Périmètre : Règle interne
Réserve : Ne tranche pas un litige. Écart assumé pour la commande en ligne.
Daté du 4 novembre 2026.